Le Pavillon Français de jour
Un panneau lumineux annonce l’heure de la séance de projection.


DIRECT
L’espace central du Pavillon — seul accessible pour l’instant — est une vaste salle de projection.


FILM
Il n’y a pas de fauteuils. L’espace est tapissé de velours rouge ; au fond, un grand écran blanc.


REBOURS
Les murs de la salle de projection coulissent et découvrent les trois salles adjacentes, baignées par la lumière naturelle. Elles disposent chacune d’un grand écran.


DOCUMENT
Les quatre écrans diffusent DOCUMENT simultanément. Au même moment, l’écran extérieur sur la façade du Pavillon laisse dérouler le récit du FILM.


Le Pavillon Français de nuit
Une pulsation de lumière blanche s’échappe du toit. Le halo éclaire au-delà des jardins.

 

 
N.S.W.E de Melik Ohanian
Candidature au Pavillon Français
2016 • Biennale de Venise, Italie






Quelques mois avant l'exposition, des personnages anonymes se rassemblent autour d’un feu, sur un toit de Brooklyn. Ils échangent des histoires, des mots. Inspiré du roman de l’américain Rudolph Wurlitzer écrit en 1970, Melik Ohanian propose une adaptation de ce huis-clos autour d’un film central — le FILM. Quatre caméras effectuent un travelling permanent, dans un sens puis dans l’autre, le long des quatre bords du toit de Brooklyn. Elles sont animées par les comédiens qui jouent la scène et la captent en même temps.

Le soir du vernissage à Venise, à l’extérieur du Pavillon Français, un panneau lumineux annonce l’heure de la séance de projection. Les spectateurs pénètrent dans l’espace central de projection et déambulent librement. À Brooklyn, les acteurs se préparent à rejouer en direct le FILM qu’ils ont tourné quelques mois auparavant. Le jour se lève sur New York ; il est 13 heures à Venise. Le FILM est retransmis en direct sur l’écran de la salle de projection : ce sera le seul DIRECT.

Lorsque la retransmission s’achève, les murs coulissent et découvrent les trois salles adjacentes. Un deuxième film est diffusé simultanément sur quatre écrans posés au sol de chaque salle : le film à REBOURS. Cette fois-ci, le drame est transposé dans une salle de répétition du Palais Garnier, à Paris. Les personnages ont laissé place aux danseurs du Ballet de l’Opéra qui interprètent le récit en mouvements inversés.

Après une courte transition, la diffusion simultanée du troisième film, DOCUMENT, est un dispositif d’observation mis en place depuis la répétition à New York. Il revient sur l’élaboration des gestes, des déplacements.

DOCUMENT s’achève, et le FILM est à nouveau projeté, mais cette fois-ci décomposé sur les quatre écrans intérieurs du Pavillon. Cest le temps de l’ACTION. Chaque écran diffuse un travelling effectué depuis l’un des quatre rebords du toit de Brooklyn : Nord, Sud, Est et Ouest. Pour guider cette veillée jusqu’à l’aube, une pulsation de LUMIÈRE blanche s’échappe du toit du Pavillon.

Ce cycle de vingt-quatre heures est reproduit à l’identique tous les jours jusqu’à la fermeture de la Biennale.

ClientMinistère de la Culture et de la Communication
Date2016
CommissairePhilippe Vergne
PartenairesOpéra de Paris, Eva Albarran & Co, Studio Grappa, Silex Films, Casoar Films
CréditMelik Ohanian Studio